Le mode de financement des clubs est obsolète.
04/06/2019
Tout le monde s’accorde à dire que le sport amateur se meurt. En effet, car longtemps basé sur le social, le modèle sportif français reste très dépendant des subventions. Néanmoins, ces dernières années les ressources s’essoufflent et les clubs sont encouragés à se tourner vers les partenariats privés.
Le problème est que ce n’est pas le cœur d’activité d’une association sportive. Les bénévoles ne sont pas spécialement formés à monter des dossiers de sponsoring et à aller chercher des partenaires. Leur temps est limité et ils abandonnent face aux refus qui peuvent être nombreux pour les non-initiés. Les plus chanceux obtiennent des mécènes qui acceptent de donner quasiment sans contrepartie. Dans une démarche de responsabilité sociale d’entreprise, il est surtout question d’agir pour la bonne cause.
Les partenariats sont un complément de revenu mais sont trop aléatoires pour garantir la survie d’une association.
Selon moi, il faut rester dans ce que l’association maitrise et se baser essentiellement sur les ressources internes du club c’est-à-dire, l’argent issu des adhérents.
Ensuite, il n’y a pas une solution type.
Car cela va bien évidemment dépendre de différents facteurs : la discipline, le territoire, si c’est une association employeuse…
Bien entendu, il y a des pistes de financements communes :
Choisir d’augmenter le prix des cotisations et des licences. Beaucoup de clubs hésitent car ils ont peur de perdre des adhérents. C’est pourquoi, il convient de justifier ce choix auprès des licenciés par des améliorations tangibles. Par exemple, un encadrement par des personnes diplômées, l’embauche d’un nouvel employé, soigner l’accueil, rénovations du club house …
Il est possible également d’augmenter le nombre d’adhérents afin de croître vos ressources financière. Néanmoins cela s’accompagne en parallèle d’une amélioration de l’effectif d’encadrement.
Et enfin diversifier l’offre de pratique, cette dernière piste est souvent boudée par les responsables de clubs pour diverses raisons d’ailleurs. Bien que la réponse soit souvent un mélange de ces trois pistes, une attention particulière doit être portée sur l’offre de pratique. Les clubs sous tutelles des fédérations sont enfermés dans un modèle de compétition parfois unique et malheureusement dépassé.
En effet, ils ne sont pas en accord avec la demande actuelle. Et, effectivement il est très difficile pour les responsables d’accepter de se remettre en question et de s’ouvrir aux changements.
Par ailleurs, de nouvelles opportunités sont offertes à ce public à travers les entreprises privées, les nouvelles technologies ou encore « les nouveaux sports » qui, eux répondent spontanément aux besoins et sont en passe de rafler ce marché.
Aujoud’hui il faut des dirigeants qui sont de véritable managers du sport, formés à répondre aux attentes de leurs adhérents. Même en étant administré par des bénévoles, la démarche et la gestion de club doivent être plus « professionnelle ». L’association sportive moderne est une offre de service et elle se doit de répondre à la demande c’est-à-dire proposer de la compétition et aussi du loisirs, un service collectif et un service personnalisé, des offres clés en main, bref un ensemble de solutions pour que l’adhérent soit satisfait. Comme on l’a vu dans l’article précédent, il est plus facile de fidéliser que de recruter alors il convient d’accepter la transition et d’être proactif dans la gestion de son club pour rester au niveau.
Et vous, quelles sont les innovations que vous comptez mettre en place dans votre club ?
